Et oui, chacun cherche la sienne, personne ne trouve rien de vraiment satisfaisant, mais je crois avoir vraiment trouvé. Grâce à la lecture des blogs et autres revues, dont la Revue Française de Génalogie, j’ai élaboré la technique qui me correspond le mieux.
Remonter ce qui est facile
Je commence par “remonter ce qui est facile”, notamment le XIXème siècle qui, sauf accident, est très complet dans ses actes et permet quasiment sans faute de tout trouver. Ensuite, je continue sur le XVIIIème siècle et parfois un peu du XVIIème grâce à Bigenet et Geneanet (j’en avais un peu parlé dans cet article). Dès qu’une épine se présente, je mets la branche de côté. Et bien sûr, je remonte génération par génération afin de n’oublier aucune branche.
Pourquoi cette méthode ? Parce qu’elle me permet de baliser les noms de familles sur lesquels je pourrais tilter plus tard en parcourant les registres de manière plus détaillée. Comment savoir si je dois faire attention aux Courtault ou aux Sabourin si je n’ai pas remonté le plus de branches possible ?
Reconstituer chaque fratrie
L’étape suivante, que je n’ai pas encore amorcée, est l’objectif de reconstituer chaque fratrie de chaque ancêtre, ou si l’on préfère, l’intégrale de ses enfants et les dates de naissance et mort de toutes ses épouses (il y avait souvent des veuvages, record actuel avec Jacques Foltier et ses quatre épouses). C’est à ce moment là, dans ces recherches approfondies, que je remonterai tranquillement les branches, et surtout que je noterai dans un dossier par famille les actes concernant des noms de familles “connus” grâce à ma première étape pour peut-être pouvoir les rattacher plus tard et, qui sait, débloquer une branche.
Chronique familiale et généalogie descendante
Enfin, quand j’aurai retrouvé tous mes ancêtres possibles (vaste projet !) et leurs fratries je voudrais redescendre le plus de branches patronymiques possible afin de rédiger une généalogie de chaque famille (quelques exemples ici). Comment autrement aurais-je pu découvrir mes cousinages avec Mademoiselle de Fontanges, maîtresse de Louis XIV, Fénelon, ou plus récemment, l’inventeur des pianos Gaveau ?
Je voudrais aussi (mais ce sera aussi quand j’aurai eu accès aux contrats de mariage, archives judiciaires - notamment pour Françoise Elisabeth Richer, femme d’un ancêtre, assassinée - etc., que je pourrai le faire réellement) écrire une page pour chaque ancêtre retraçant sa vie et ce que j’ai appris de lui.
La Revue Française de Généalogie

Enfin, je commence à lire régulièrement cette revue qui me donne de nombreuses idées. L’avant dernier m’a décidé à me lancer dans Wikipédia, que je pensais très compliqué d’utilisation alors que pas du tout. J’ai déjà créé deux articles, sur un ancien maire du Mans et sur la Basilique de Châteauneuf. Je rajoute également dans les rubrique histoire des communes des anecdotes sur les bénédictions de cloches (ou de drapeaux révolutionnaires !) et autres événements qui ont ponctué la vie de nos villages lorsque j’en découvre au fil de mes recherches.
Le dernier numéro, lui, comporte un très bon article sur les recours en justice de nos ancêtres. Compte tenu que lorsque mes ancêtres sortent du métier de cultivateur/vigneron ou d’artisan, ils sont dans les métiers du droits : sergent, huissier royal, notaire royal, juge. Je cherche petit à petit à me renseigner sur les métiers de justice d’Ancien Régime.
Je vais en tout cas continuer de créer des données sur Wikipédia pour les sujets qui me concernent de près ou de loin, et avec tous ces projets, je suis garanti d’avoir à m’occuper pour les 30 ans à venir. Et vous, avez-vous une méthode ou des projets en généalogie ?