janvier 21, 2013
La bonne chrétienne, enterrée en présence de Bonherbe et Jamenot

J’ai la chance (d’un point de vue généalogique) d’avoir uniquement des ancêtres catholiques. Mis à part un Balthasar Raby dans le Berry qui me laisse plutôt penser à des origines juives ou protestantes et quelques familles protestantes durant la Renaissance dans le Périgord, nous sommes tous catholiques et donc, sur les registres paroissiaux.

J’ai ce soir retrouvé l’acte de décès de Claude Cabirol (que je n’avais jamais trouvé auparavant) en cherchant les enfants du premier mariage de son petit-fils, Jean Mazeau, dit Valade. Tout se passe à Saint-Pierre-de-Frugie où quasiment tout le monde porte un surnom à la fin du XVIIIème siècle, avantage certain pour éviter les erreurs d’homonymie. Le plus étonnant, c’est que ces surnoms semblent héréditaires. Voici donc l’acte de décès de Claude Cabirol (Archives Départementales de la Dordogne, côte 5MI13105_002 p. 231).

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Le vingt et cinq du dit mois et an que dessus, a eté enterrée claude cabirol - agée d’environ 70 ans, veufve de feû jean Beaufils dit drillou, labr du village de vieillecour, décedée le jour precedant en Bonne chretienne ; ont eté presents a son enterrement, jacques Bardou dit Bonherbe, et jean marceau dit jamenot, lesquels n’ont sçu signer, de ce Enquis. Des Etangs curé

Jacques Bardou avait-il un bon pré pour mériter le surnom de Bonherbe ? Quel peut-être l’origine de “Drillou”, surnom de mon ancêtre ? 

Pierre Beaufils dit Drillou est le fils de Jean et Claude Cabirol. Encore un exemple de surnom héréditaire.

En tout cas, j’ai plusieurs informations grâce à cet acte : 

  • Jean Beaufils est décédé avant le 25 février 1792. 
  • Il est laboureur.
  • Claude Cabirol est née vers 1722. 
  • Elle a probablement reçu la communion et l’extrême onction avant de mourir, ce qui lui vaut le qualificatif de “bonne chrétienne”.

Preuve, s’il en fallait une, que mon Projet 2013 est terriblement efficace !

janvier 21, 2013
Mariage très tôt

J’ai déjà remarqué que mes ancêtres de Dordogne avaient tendance à se marier plus tôt qu’ailleurs (souvent à 15 ou 16 ans), mais je suis tombé sur un acte de mariage (qui ne concerne pas des membres de ma famille) extrêmement tôt à Saint-Pierre-de-Frugie en Dordogne. Il se trouve aux Archives Départementales de la Dordogne à la côte 5MI13105_002 page 201.

Le vingt et sept dudit mois et an que dessus, après les fiançailles et la publication des trois bans, duëment faite, sans opposition, ny connoissance d’aucun empeschement ; jay solemnellement conjoint en mariage, pierre archer agè de 13 ans ou environ, fils lgme de feû pierre archer dit ligat labr, et de feüe françoise geraud, habitant au village de verdenille de cette psse, avec catherine Breüil agèe de 14 ans ou environ, fille lgme de jean Breüil, et de françoise Belair, meuniers au moulin du Breüil, aussi de cette psse ; le tout fait en presence de Blaise gerald, tony parquet, jean du peytour, et jean lautrete marguiller, qui a signé et non les autres pour ne sçavoir de ce Enquis.

jan lautrete - Des Etangs curé -

Pauvres gosses ! Car franchement, à 13 ans, on est encore un gosse ! Pour info, nous sommes en 1790. 

Au passage, j’ai remarqué que la commune de Saint-Pierre-de-Frugie a adopté les armes de mes ancêtres (la famille Arlot, seigneurs de Frugie) comme blason. Logique, et rigolo !

janvier 20, 2013
Depuis ma fenêtre.

Depuis ma fenêtre.

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janvier 20, 2013
Pierre Louis Frémeau, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire

Il y a peu de temps, j’attendais la réponse des Archives de Fontainebleau concernant l’oncle de mon grand-père (mon arrière-grand-oncle donc) qui avait reçu la Légion d’Honneur. J’ai donc reçu son dossier de neuf pages cette semaine grâce auquel j’ai appris de très nombreuses choses sur sa vie.

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Extrait du dossier de Légion d’Honneur de Pierre Louis Frémeau (source : Archives nationales : 19800035/832/94893 - c324144).

Naissance à Châteauneuf

Pierre Louis Frémeau naît le 21 septembre 1883 à Châteauneuf-sur-Cher, fils de Pierre Frémeau, boulanger, et de Virginie Monory. 

Le 12 janvier 1910, il épouse Marie Louise Brunet. Ils ont ensemble un enfant : Pierre. Pour l’anecdote, ce Pierre Frémeau est le cousin germain de mon grand-père. Ils sont nés tous les deux la même année et portent le même nom et le même prénom. 

La Grande Guerre

En 1914 éclate la Grande Guerre et Pierre Louis, comme tous les hommes français valides part sur le front. Il intègre le 18ème Régiment de Dragons (une unité de cavalerie) avec le grade de Brigadier.

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Drapeau du 18ème régiment de Dragons (source : Sémhur licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons)

Voici une illustration qui montre les uniformes des dragons français pendant la Première Guerre Mondiale. L’uniforme de brigadier qui se trouve le plus à droite sur l’image (5)  est celui que portait Pierre Louis Frémeau.

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(source : “L’uniforme et les armes des soldats de la guerre 1914-1918” par Liliane et Fred Funcken)

Le 28 octobre 1918, un mois avant la fin de la guerre, il reçoit une balle dans le dos à Saint-Germainmont dans les Ardennes, qui provoque une “fracture des apophyses tranverses gauches des 7ème verticale et 1ère dorsale et des corps vertébraux des 1ère et 2ème dorsale”. Il s’en retrouve fortement handicapé : “paraplégie incomplète - station debout très difficile - amyotrophie - abolition de la fonction génitale - incontinence d’urine permanente”.

Médaille Militaire

Pauvre Louise Brunet qui vit seulement quatre ans avec son mari pour le retrouver quatre ans plus tard complètement handicapé !

Le 18 novembre 1918, il reçoit la Médaille Militaire, probablement suite à ses quatre ans passés au combat.

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Médaille Militaire (source : Fdutil licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons)

Après la guerre, il devient téléphoniste au Parc d’Artillerie de Bourges, où il réside. Cet emploi ne nécessitant pas une station debout doit être l’un des rares qu’il est à même d’exercer. 

Chevalier de la Légion d’Honneur 

Le 18 juillet 1937, l’adjudant-chef Mandoux, commandant de la Brigade de Bourges adresse à Edouard Daladier, ministre de la guerre une notice de renseignements pour “Pierre Louis Freneau” (faute d’orthographe sur le nom) :

“Le mutilé Freneau Pierre Louis, né le 21 septembre 1883 à Châteauneuf s/. cher proposé pour la Légion d’Honneur [..] Sa tenue, sa conduite et sa moralité son bonnes. Il n’est pas titulaire de la Légion d’Honneur, mais rien ne paraît devoir s’opposer à ce qu’il recoive cette décoration.”

Il joint au dossier un casier judiciaire vierge et une notice de renseignements où figurent ses blessures de guerres et ses pensions versées par l’état. On y apprend qu’il est invalide à 100%.

Le 31 mars 1937 (quatre mois avant l’envoi du dossier ?), le général de division Richter, Officier de la Légion d’Honneur, décerne devant la Garnison de Bourges la Légion d’Honneur à Pierre Louis Frémeau, ancien brigadier au 18ème Régiment de Dragons au nom du Président de la République, Albert Lebrun.

Médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur (source : Titimaster licence CC BY-SA via Wikimedia Commons).

Pierre Louis Frémeau décède le 6 juillet 1952 à Crézancy-en-Sancerre (Cher), après avoir vécu 34 ans de handicaps lourds. J’ai donc enfin obtenu la raison pour laquelle il a obtenu la Légion d’Honneur : il a combattu et a été mutilé pour la France pendant la Grande Guerre.

janvier 16, 2013

Quelques photos souvenirs prises avec mon iPhone pendant la dernière série avec l’Orchestre Colonne (cliquer pour agrandir). De superbes moments musicaux et un très beau concert à Pleyel (on remet ça le 31 janvier pour ceux qui n’étaient pas là). Les dernières sont des photos de l’orchestre pendant une répétition.

janvier 12, 2013
Les archivistes sont nos amis

Je me souviens enfant être passé plusieurs fois devant les Archives au Mans et avoir demandé ce que c’était. On m’avait répondu que c’était pour les historiens, les gens qui écrivent des thèses, bref, pas pour moi. 

Il y a quelques temps, j’ai écrit un mail au Service Historique de la Défense de Vincennes après avoir trouvé sur l’arbre Geneanet de Sarthe Empire la référence du matricule militaire du frère de mon ancêtre qui combattit dans les guerres Napoléoniennes. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir dans une grande enveloppe en papier craft un poster imprimé sur papier photo contenant toute la page où se trouve notamment le matricule de ce membre de ma famille !

Je l’ai du coup affiché sur mon mur de généalogie à côté du portrait d’Aimée Motier de la Fayette. Je n’aurais jamais cru obtenir une réponse. A vrai dire, j’avais même oublié cette demande que j’avais adressé au SHD. 

Fort de ce succès, je décidais (après quelques recherches car le site n’était pas très clair) d’écrire un mail aux Archives de Fontainebleau où (d’après le site Leonor) est conservé le dossier de Légion d’Honneur de mon arrière-grand-oncle Pierre Louis Frémeau. Je leur ai demandé une copie, leur expliquant que je faisais des recherches généalogique, en indiquant la côte, etc. 

Et bien, j’ai reçu il y a deux jours un mail m’indiquant que le dossier avait été photocopié, et qu’il suffisait que j’adresse un chèque de 7 € aux archives pour les photocopies et le frais de port. Etant donné que les archives de Vincennes m’ont tout envoyé gratuitement et que je suis très curieux de savoir pour quelle raison il a eu la Légion d’Honneur (je pense que c’est pour la Première Guerre Mondiale, auquel cas, ce sera utile sur le bouquin que je veux écrire sur les membres de ma famille qui ont combattu durant cette guerre), je leur ai renvoyé le chèque avec une petite lettre ce matin.

Je suis quand même touché que des archivistes prennent la peine d’aller fouiller dans de vieux registres et de faire des photocopies en réponse à un simple mail. Je sais bien que les archives appartiennent à tout le monde, mais je pourrais me déplacer et ils ne sont pas obligé de me répondre, mais ils l’ont fait. J’attends maintenant impatiemment le dossier de Légion d’Honneur de Pierre Louis Frémeau et je pense demander aux archives du Mans les actes de mariages de mon arrière-grand-mère pour trouver pourquoi elle s’est mariée deux fois (on ignorait tout de son premier mariage : divorce, veuvage, annulation ?). Ce sont des actes de 1924 et 1928, mais j’espère qu’ils voudront bien me les communiquer.

La conclusion de cette histoire : les archives (et les archivistes) sont nos amis, il ne faut pas hésiter à envoyer des mails ou des courriers pour nos recherches. Deux demandes, deux réponses, c’est plutôt un bon ratio. Mon prochain objectif, me rendre en vrai dans un centre d’archives pour y faire des recherches.

janvier 10, 2013
Mes cousins Benoit

Il y a quelques jours, j’ai été contacté par une Madame Benoit sur Geneanet qui descend du frère d’un de mes ancêtres et de la soeur d’un autre, faisant d’elle doublement une cousine au 5ème degré. Elle descend d’Hippolyte Alexandre Benoit et moi-même de Gustave Benoist, tous deux fils de François Maurice Bénoit. Certes, mes résolutions de 2013 sont de me concentrer sur mes ascendants direct, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’aller jeter un oeil du côté de cette branche de cousins, assez originale, comme vous allez le voir.

Les Benoist 

François Maurice Bénoit est tailleur d’habits et demeure au Mans avec sa femme Julie Chérouvrier. Ils ont ensemble neuf enfants : 

  • Aimée
  • Hippolyte Alexandre (dont nous allons nous intéresser)
  • Mélanie Julie
  • Henri
  • Alexandrine
  • Constance Clémence
  • Victor
  • Ferdinand
  • Gustave (mon ancêtre)

Les Cherouvrier 

Intéressons nous maintenant aux Cherouvrier. Julie Chérouvrier est donc la femme de François Maurice Bénoit. C’est également la soeur de Jean Cherouvrier qui sera successivement épicier, tisserand, marchand et rentier. 

Jean épouse Louise Anne Gauquelin dont naît en 1833 une petite Justine.

Le mariage

Cette petite Justine sera ouvrière en bas, fileuse, couturière et giletière. En 1863, Justine Cherouvrier épouse au Mans Hippolyte Alexandre Benoit. La mère d’Hippolyte Alexandre et le père de Justine Cherouvrier sont frères et soeurs : les deux époux sont donc cousins germains ! 

Mais ce n’est pas le plus étonnant. Au moment de ce mariage ave sa cousine, Hippolyte Alexandre Benoit reconnait pas moins de 5 enfants nés de celle-ci 1863 :

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Extrait de l’acte de mariage d’Hippolyte Alexandre Benoit et Justine Cherouvrier (Archives Départementales de la Sarthe - Le Mans - 5Mi 191_316-318 p. 370)

Ces cinq enfants sont : 

  • Louis Alfred Gustave
  • Bathilde Aimée
  • Alexandrine Thérèse
  • Louis Alexandre Ferdinand
  • Justine Juliette

Le matricule militaire

Les archives départementales de la Sarthe nous faisant le bonheur de proposer à la consultation sur internet les matricules militaires, je suis allé y faire un tour pour voir si l’un de ces deux fils avait fait son service. Je suis alors tombé sur un sixième enfant né en 1868 : Louis Alexandre. Et son matricule est pour le moins intéressant.

Mesurant “1 mètre 61, cheveux noirs, yeux verts, né aquilin”, Louis Alexandre est d’un tempérament bouillant puisqu’il sera condamné à des peines de prison à plusieurs reprises. Est-ce une incidence liée à la consanguinité (6,25% tout de même) ?

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Extrait du matricule militaire de Louis Alexandre Benoit (Archives Départementales de la Sarthe - BENOIT Louis Alexandre 1888)

  • 1892 : certificat de bonne conduite refusé.
  • 1899 : condamné à 8 jours de prison avec sursis pour coups et blessures.
  • 1902 : condamné à 8 jours de prison pour coups à agent.
  • 1903 : condamné à 15 jours de prison pour coups à agent.
  • 1908 : condamné à 16 francs d’amende pour coups et blessures.
  • 1910 : condamné à 6 jours de prison et 5 francs d’amende pour rebellion et ivresse.

Autant dire que ce Louis Alexandre était plutôt difficile. On dit toujours qu’on descend tous d’un roi et d’un pendu. En tout cas, j’ai trouvé là le premier membre de la famille à avoir fait de la prison !

janvier 8, 2013
Ce soir, de 20h à 23h pour mon plus grand plaisir !

Ce soir, de 20h à 23h pour mon plus grand plaisir !

janvier 8, 2013
Maria Fontenai ?

Beaucoup de femmes dans ma famille ont l’air d’avoir eu des moeurs assez libres, ou d’avoir été plutôt naïves, ou les deux. Bref, elles ont eu des enfants hors mariage. Je suis ce soir tombé sur Françoise Pequiot, la soeur de mon ancêtre Marie Péquiot (et également du maire de Venesmes Gilbert Pequiot) qui a eu un enfant de père inconnu. Etonnamment, voici ce que dit l’acte (Archives Départementales du Cher - Venesmes - 3E 3493 p. 145) :

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“… ont déclaré que le dix sept du dit huit heures du soir francoise pequiot fille est accouchée au domicile de marie Bondonneau sa mere, situé au bourg de cette commune d’un enfant du sexe feminin qu’ils nous présentent et auquel ils donnent le prénom de maria et le nom fontenai Le pere étant inconnu …”

J’ai déjà vu plusieurs actes d’enfants naturels. Soient ils prenaient le nom de leur mère (les Boursier), soit le nom du père (Pierre Chapelle, “fils bâtard selon le dire de la mère”), mais jamais un nom inventé. Ce nom Fontenai aurait-il un lien avec le père qui n’aurait pas voulu reconnaître l’enfant ? En tout cas, je n’ai pas de trace d’une famille Fontenai à Venesmes vers 1834. Avez-vous déjà vu des noms de familles inventés pour des enfants naturels ?

EDIT : la pauvre petite Maria décède deux jours avant Noël à l’âge d’un mois (même registre page 150).

janvier 4, 2013
Enfant exposé au Mans en 1839

En cherchant les enfants des mes ancêtres François Maurice Bénoit et Julie Chérouvrier au Mans au XIXe siècle, je suis tombé sur cet acte (Archives Départementales de la Sarthe - Le Mans - 5Mi 191_249-254 p. 300) d’enfant exposé à l’hôpital.

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Du Seize fevrier mil huit cent trente neuf, onze heures du matin.

Pardevant nous Pierre LePrince adjoint, faisant les fonctions d’officier de l’Etat Civil de la Ville du Mans pour Mr lemaire

Est Comparu francois René Pillette [?] âgé de trente ans Employé à l’hopital de cette ville y demeurant rue Blantoise

Lequel nous a déclaré qu’hier à dix heures cinquante minutes du soir il à été Exposé autour de cet hopital un Enfant du Sèxe feminin âgé de quatre jours Vêtu d’un bonnet d’indienne fond blanc à desseins roses et double de futaine, un sautête de mouSseline, un mouchoir de mousseline une chemise de mousseline garnie d’un tour de Gorge de mousseline claire découpée, une brassière de futaine neuve et écrue, de trois morceaux de toiles aux couche de  deux morceaux d’Etoffe bleue et brune pour langer, le tout de nulle Valeur excepté la brassière auquel enfant il a déclaré donner le prénom et nom d’alexandrine quartier.

Lesdites déclarations faites en présence de henri angeu âgé de soixante deux ans portier et Jean Haléton âgé de soixante dix ans infirmier audit hopital 

Dont acte que nous avons signé avec le déclarant les témoins ont dit ne le savoir après lecture.

J’ai certes des filles mères dans mes ancêtres, mais pas d’enfants abandonnés. J’ai toujours été touché par les détails des vêtements et conditions dans lesquels ils ont été trouvés. Comme pour compenser le manque d’information sur l’origine des parents. Ou peut-être pour aider à les identifier si un jour les parents avaient des regrets. En tout cas, c’est une indication des vêtements que pouvaient porter les bébés à cette époque.